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La toque d'Huriel, XIIe, XIVe siècle.

Généralités - Historique - Diaporama

Fondation :
  • 1059 (première mention)
Sous le règne de :
  • Henri Ier (1031-1060)
Grandes dates :
  • XIIème s. ou vers 1220 : construction de la tour en pierre.
  • vers 1250 : surélévation d’un étage.
  • vers 1350 : la tour est surhaussée une nouvelle fois.
  • après 1453 : modernisation de l’édifice.
  • de sept 1902 à mars 1904 : des travaux de restauration sont réalisés
Principal intérêt :
  • La toque d'Huriel est un des rares donjons quadrangulaires du Bourbonnais. Son granit de Jarges (localité située au sud d'Huriel) lui donne une couleur gris bleutée bien particulière.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1885. Propriété de la commune.
Bibliographie :
  • Pierre Pizon : La toque d'Huriel - les imprimeries réunies - 1984

Huriel (Uriacensis) apparait dans les textes (charte de la Chapelle-Aude) en 1059 ; son seigneur, Humbaud le vieux, évoluant dans la mouvance des sires de Bourbon. La lignée d’Humbaud, « miles venerandus », s’éteindra vers 1220 avec le mariage de la fille d’Humbaud III avec Ebbes de Déols.

Pour Paul Deschamps et Jean Mesqui (analyse des baies) la tour de granit daterait du XIIème siècle. Pour Pierre Pizon, elle est plus jeune et daterait du début du XIIIème (bâtie suite à l’ordonnance de Philippe Auguste de 1204 demandant le renforcement des défenses berrichonnes et bourbonnaises).

En 1256, la seigneurie d’Huriel passe aux mains de Roger de Brosse. Cette famille la conservera jusqu’en 1512. C’est à cette époque (milieu du XIIIe siècle) que la tour est surélevée d’un étage. Un siècle plus tard (vers 1350), conformément aux directives du duc de Bourbon, Louis Ier de Brosse, surhausse, une nouvelle fois, la tour.

C’est à Jean II (après 1453) que l’on doit la modernisation de l’édifice (fenêtre à meneaux, cheminée et perron) ainsi que l’édification des quatre tourelles flanquant l’enceinte.

En 1885, la ville devient propriétaire du donjon. Quelques années plus tard, des travaux de « restauration » sont réalisés: une terrasse remplace la toiture à quatre pans et une tourelle d’escalier extérieure « disgracieuse » est élevée dans l’angle nord-ouest du donjon.

Description :

La toque se dresse à l’extrémité orientale de la ville sur un terre-plein carré (motte primitive ?) renforcé au nord et à l’est par un mur de soutènement (chemise du XIIe ou XIIIe siècle ?)

Le donjon rectangulaire (12,10 m x 10,10 m) à contreforts (quatre par face) mesure 30 m de haut (à la pointe de la tourelle). Il se compose de sept niveaux : cave voûtée en berceau et entresol bas, quatre étages et terrasse.

Les niveaux trois, quatre et cinq sont éclairés par les fenêtres à meneaux du XVème siècle (sur la face est et la face sud, niveau trois). Ces trois étages sont également chauffés par les cheminées contemporaines aux fenêtres.

Les faces nord et ouest sont aveugles hormis la porte basse du perron (face ouest) et la porte d’accès aux hourds (face nord, niveau cinq). Ce hourdage (mi XIIIème siècle) faisait le tour complet du donjon contrairement au hourdage « primitif » (niveau quatre) qui ne se développait que sur les faces sud et est.




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