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Tour Solidor, XIVe siècle.

Généralités - Historique - Diaporama

Fondation :
  • Vers 1365-1370 (tour actuelle)
Sous le règne de :
  • Charles V le Sage (1364 - 1380)
Grandes dates :
  • 1255 : la tour d'Oreigle est détruite.
  • 1365-1370 : la tour Solidor est construite par le duc de Bretagne.
  • 1588 : les Ligueurs s'en emparent.
  • 1756/57 : le pont-levis est supprimé.
  • 1886 : la tour est restaurée.
  • 1970 : le musée des cap-horniers s'y installe
Principal intérêt :
  • La forme triangulaire de la tour Solidor (trois tours circulaires reliées par de petites courtines) est tout à fait originale dans le paysage castral breton.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1886. Propriété de l'Etat.
Bibliographie :
  • Pas de référence pour le moment.

Au milieu du IVème siècle, les gallo-romains construisent un fortin sur le rocher de Solidor afin de protéger le nouveau port d’Aleth ; la mer ayant envahi les anciennes installations. Quelques pierres romaines sont encore visibles dans les fondations de l’enceinte actuelle.

En 1255, des soldats malouins, aidés de mercenaires français, détruisent la tour d’Oreigle (« ancêtre » de la tour Solidor), son maître Guillaume de Motay s’étant révolté contre la cité malouine.

Un peu plus d’un siècle après (vers 1365-1370), le duc de Bretagne, Jean IV, afin de contrôler la Rance et Saint-Malo (la ville étant rebelle à son autorité), fait bâtir la tour que nous connaissons aujourd’hui.

Celle-ci est prise en 1588 par les troupes malouines envoyées par le duc de Mercœur, chef de la Ligue catholique bretonne.

En 1691, Siméon Garangeau, ingénieur militaire en charge de Saint-Malo, souhaitant intégrer la tour au système de défense malouin, projette de la faire planchéier, d’y construire une voûte sommitale à l´épreuve de la bombe ainsi qu’une terrasse d´artillerie dotée d’embrasures de tir. Son plan daté de janvier 1697 « résume » ce projet.

En 1886, les Monuments Historiques demandent à Albert Ballu (qui a restauré les tours de La Rochelle) de travailler sur cette dernière. Il la dote de sa toiture pointue en ardoise.

Depuis 1970, la tour accueille les collections du musée des cap-horniers.

L’ouvrage défensif de Solidor se compose d’un châtelet d’entrée (il n’en reste qu’une tour), d’une cour et de la tour cernée par les eaux.

Cette tour est la combinaison de trois tours circulaires reliées entre elles par de petites courtines, le tout formant un triangle dont la largeur fait environ 14 m et la longueur 20 m environ. La base de la tour ouest (9 m environ de diamètre) est renforcée par trois contreforts massifs.

Haute d’environ 22 m (base du rocher-sommet des mâchicoulis), la tour se compose de quatre niveaux planchéiés, desservis par un escalier à vis logé dans la tour sud-est. Son sommet est muni d’une belle ceinture de mâchicoulis.

Jean Mesqui pense que les archères à orifice circulaire pourraient avoir été, dès l’origine (fin XIVème siècle), des archères-canonnières.




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