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Edifices religieux : les cathédrales


Textes et photos ©


Baptistère paléochrétien de Poitiers, près de la cathédrale Saint-Pierre. Les parties les plus anciennes datent de 360.

Etymologie :

Le terme « diocèse » dérive du latin « diœcesis » de même signification, emprunté au grec « dioikêsis » (gouvernement, administration). En langue moderne, le diocèse est la circonscription placée sous la juridiction d’un évêque. « Evêque » provient du latin « episcopus », formé à partir du grec « episkopos » (surveillant, gardien). Il est attesté en français dès le Xe siècle dans la « Vie de saint Léger », l’un des plus anciens textes connus dans notre langue : « Didun, l'ebisque de Peitieus » (Didon, l’évêque de Poitiers). L’évêque est donc au sens premier le gardien de la communauté de croyants placée sous son autorité dans un diocèse. Il détient la plénitude du sacerdoce et exerce ses fonctions épiscopales dans une cathédrale (du latin « cathedralis », dérivé de « cathedra » signifiant « chaire », « siège »).

Naissance des évêchés :

La christianisation de la Gaule, à partir des IIe-IIIe siècles après J.-C., s'effectua progressivement en se concentrant principalement dans les grandes agglomérations romaines. Autour de pasteurs sans doute charismatiques (les premiers évêques, attestés à Lyon ou Autun dès le IIe siècle, à Paris, Rouen ou Tours au IIIe siècle), les fidèles de la nouvelle religion célébrèrent leur culte secrètement dans des lieux cachés (pleine nature, grottes, catacombes) pour échapper aux persécutions.

Avec l'édit de Constantin (Milan, 313) instaurant la liberté de culte dans l'Empire, les chrétiens purent sortirent de l'ombre et afficher leur croyance au grand jour. Très vite les évêques devinrent des personnages importants de la vie des cités et l'Eglise naissante calqua son fonctionnement interne sur les divisions administratives romaines. Lorsque l'Empire s'effondra, après une longue agonie tout au long du Ve siècle, les évêques apparurent comme les ultimes héritiers de l'ordre disparu et commencèrent à jouer un rôle politique et économique considérable. L'arrivée des Francs et la conversion de Clovis au catholicisme romain (vers 496) acheva de les établir comme des personnages de premier ordre.

Les cathédrales primitives :

Pour pouvoir accueillir la foule sans cesse croissante des fidèles, et pour mieux rendre hommage au Dieu vénéré, il fallut bâtir nombre de grands vaisseaux en pierre. On a retrouvé les traces archéologiques de ces constructions dans les sous-sols de plusieurs de nos villes, sous ou à proximité des cathédrales existantes actuellement, comme à Paris sous le parvis de Notre-Dame.

Les cuves baptismales étaient généralement placées dans des bâtiments extérieurs situés à proximité et appelés baptistères, comme à Fréjus, Marseille ou Poitiers. Le sacrement du baptême par immersion nécessitait la présence d'une cuve baptismale. Ceci explique pourquoi les chrétiens établirent le plus souvent leurs sanctuaires sur d'anciens établissements thermaux gallo-romains.

On devait également avoir dans le voisinage la résidence de l'évêque et les autres constructions dévolues au reste du clergé et à l'administration ecclésiale.

Beaucoup de cathédrales mérovingiennes subsistaient encore à l'époque carolingienne. Certains édifices cependant, jugés trop vétustes ou trop étroits, indignes de la grandeur de tel ou tel prélat, ou simplement endommagés par le temps, furent alors remplacés. A Reims par exemple, la cathédrale primitive dédiée à Notre-Dame, témoin du baptême de Clovis et construite vers 400, connut une remplaçante sous l'épiscopat d'Hincmar (845-882).

 


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