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Le Mur païen du Mont-Saint-Odile - IIe siècle avant J.C.

Généralités - Historique - Diaporama

Fondation :
  • Fort probablement à fin du IIe siècle av. J.-C.
Sous le règne de :
  • Période gauloise : Tène finale.
Grandes dates :
  • Fin du IIe siècle av. J.-C. : Construction du mur.
  • IIIe siècle apr. J.-C. : Restauration et aménagements romains.
  • Vers 680 apr. J.-C. : Fondation du couvent.
  • Entre 670 et 700 : Nouvelle restauration.
  • Entre le XIIe et le XIVe siècle : le mur sert de carrière de pierres
Principal intérêt :
  • Le monument protohistorique le plus imposant d'Europe occidentale est une énigme archéologique. Son système d'assemblage est sans pareil en Europe. Seule l'enceinte d'Ugarit, en Syrie, utilise le même procédé et présente un aspect aussi colossal.
Statut :
  • Classé Monument Historique en 1840. Propriété des communes et de personnes privées.
Bibliographie :
  • Francis Mantz : Guide du Mur païen - La nuée bleue - 1992

Le site a livré à ce jour un grand nombre d'indices archéologiques s'étalant sur une très longue période : néolithique (tessons de céramique, lame de poignard, pointe de flèche, haches polies), âge du bronze (hache à talon, lames de couteaux, tessons de céramique -cruche à anse-, bracelet), âge du fer (monnaies, fibule, plat en céramique), époque romaine (monnaies, tessons de céramique, fragments de tuiles, sépulture), époque mérovingienne (sépultures). La majorité des archéologues situe cependant la construction de l'ensemble vers la fin du IIe siècle av. J.-C. et suppose qu'il servait de rempart à un habitat fortifié du type oppidum.

Quatre siècles après sa construction, d'importants travaux de restauration et d'aménagement -voies pavées carrossables et portes à couloir- y sont entrepris par les Romains. Nous sommes au Bas-Empire, alors que les Francs on déferlé pour la première fois derrière le rideau du Limes.

Au VIIe siècle, vers 680, Odile fonde un couvent au sommet du Mont. Le mur fait à cette époque l'objet d'une nouvelle phase de restauration. Des analyses dendrochronologique et au carbone 14 de tenons en chêne en apportent la preuve formelle. Le pape Léon IX le qualifie de " mur païen " au XIe siècle.
Entre le XIIe siècle et le XIVe siècle, le mur à proximité des châteaux du Dreistein et du Hagelschloss, sert de carrière de pierres. L'exploitation forestière de la zone du Mont, durant les deux derniers siècles, aggrave sa détérioration.

Description :

Autour du Mont s'étend un gigantesque rempart ceinturant les trois plateaux du massif. Long d'une dizaine de kilomètres, il est constitué de gros blocs de pierres (environ 300.000) soigneusement taillés et assemblés (six à huit assises de pierre superposées sur une hauteur de 4 à 5 m et d'une épaisseur de 1,80 m environ). L'assemblage des blocs se faisait à l'aide de tenons en bois s'encastrant dans des mortaises en forme de queue d'aronde, chaque mortaise étant placée en face des encoches du bloc voisin.

Les bâtisseurs ont utilisé les rétrécissements naturels des plateaux pour édifier deux murs transversaux permettant de diviser l'espace en trois enclos d'une superficie totale de 118 hectares (camp nord : Stollberg ; camp central : Grossmatt ; camp sud : la Bloss).
On pénètre dans chaque enclos par deux portes : au nord la porte Zumstein (ou Elsberg) et du Stollhafen ; au centre la porte d'Oberkirch avec sa voie romaine et la double porte Roemertor ; au sud la porte Eyer et la porte de Barr, où débouche une autre voie romaine.




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