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Edifices religieux : les abbayes


Textes et photos ©


Un Ange présente à un abbé et à ses moines la règle rédigée par saint Pachôme. Pachôme fut le fondateur des premiers monastères et établit des règles de vie pour ces communautés, dont saint Benoît s'inspira pour rédiger la sienne. Recueil d'écrits sur saint Benoît, Jean de Stavelot, Musée Condé à Chantilly, Ms 738 - f° 114 recto. Diaporama...

Etymologie :

Une abbaye est un établissement bénéficiant d'une autonomie de gestion et d'organisation, placé sous la direction d'un abbé. Le terme " abbé " provient du bas-latin abbas, probablement emprunté à l'araméen abba signifiant " père " (pour désigner Dieu, ou le dignitaire qui le représente), via le grec abba. En latin médiéval, " abbaye " se traduit par abbatia. Le mot " abbaye " apparaît dans l'un des plus anciens textes en ancien français, connu sous le nom de Lois de Guillaume (Guillaume le Conquérant - seconde moitié du XIe siècle) : " Se ceo fust u evesqué u abbeie ".

Naissance du mouvement monastique :

Les premières communautés monastiques se développèrent en Egypte à l'initiative de saint Pachôme (292-346), ancien militaire converti au christianisme. Il appliqua aux disciples vivant autour de lui des règles strictes et une discipline de fer basée sur l'obéissance. Chaque monastère était clôturé par un mur percé d'une unique porterie. Il possédait plusieurs bâtiments, dont un réfectoire et un sanctuaire. Les moines logeaient dans des cellules. La journée type s'organisait autour du travail manuel en commun, de la prière individuelle permanente et de la récitation collective des Psaumes.

Le phénomène s'exporta sur tout le pourtour méditerranéen. Les deux premiers monastères signalés en Gaule furent fondés à l'initiative de saint Martin (v. 316-397), à Ligugé (Vienne) en 361, et à Marmoutier (Indre-et-Loire) en 372. D'autres suivirent bientôt : îles Lérins (v. 410), Saint-Victor de Marseille (413), Saint-Maurice à Auxerre (v. 440)… Au plus fort des Grandes Invasions, ces implantations demeurèrent cependant assez rares et il fallut attendre l'accalmie de la fin du Ve siècle, pour connaître l'essor véritable du mouvement monastique. L'Eglise favorisa ce type d'implantations, trouvant là un moyen de lutter contre l'érémitisme, souvent considéré comme dangereux, tout en favorisant l'Evangélisation des campagnes.

La diffusion et le triomphe, aux VIIe-VIIIe siècles, de la règle de saint Benoît, permit d'harmoniser les codes de vie applicables dans les différents monastères. L'existence des moines s'articulait autour de trois grandes préoccupations : les offices divins, la lecture et le travail manuel.

Le temps des grandes abbayes :

Les rois mérovingiens et surtout les souverains carolingiens, favorisèrent la naissance et le développement d'innombrables abbayes en leur octroyant des dons substantiels. Le mouvement ne cessa de s'amplifier durant la période médiévale. Tous les seigneurs d'un peu d'influence souhaitant s'assurer une vie agréable dans l'au-delà, octroyaient des biens à des institutions religieuses choisies. A la veille de leur trépas, il était très fréquent de voir ces potentats prendre l'habit du monastère qu'ils avaient choyé.

Certaines abbayes accumulèrent ainsi des richesses foncières colossales. Cette opulence troubla de tous temps l'état moral du clergé et désorganisa la vocation spirituelle des couvents. En réaction aux désordres successifs, des ordres religieux tendant à retrouver la pureté originelle des premiers temps se développèrent : Clunisiens, Fontevristes, Cisterciens… La réforme partait généralement d'une abbaye récemment fondée, ou dirigée par un leader charismatique (Robert d'Arbrissel à Fontevraud, saint Bernard à Citeaux-Clairvaux…). Chacun de ces ordres connut cependant à son tour les dérives qu'il dénonçait à ses origines. Il est à noter que les abbayes pouvaient être peuplées d'hommes ou de femmes, plus rarement des deux (Fontevraud, au moins à l'origine). Des chanoines vivaient aussi parfois dans des abbayes (Augustins, Prémontrés…).

 


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